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Droits statutaires à l'UAM : un atelier pour harmoniser l'information
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Droits statutaires à l'UAM : un atelier pour harmoniser l'information

Le Vice-Recteur de l'Université Abdou Moumouni (UAM) de Niamey, le Professeur MOUNKAILA Harouna, a présidé ce lundi 05 octobre 2026 un atelier consacré aux droits statutaires. L'objectif est de donner aux responsables pédagogiques, les Secrétaires Principaux et les financiers une vision d'ensemble des textes, des modes de calcul et des procédures de paiement.

Madame Amadou Mariama, cheffe du service central des droits statutaires, a détaillé les enjeux de la rencontre : « Les missions du service, les différents textes qui couvrent tous ces droits statutaires, comment on fait les traitements, comment on doit constituer un dossier pour demander le paiement, quand est-ce qu'on peut être payé. »

Selon elle, la démarche répond à un besoin concret ; l'arrivée de jeunes enseignants dont beaucoup ne maîtrisent pas encore les mécanismes. « Il y a une série de conversions dans les traitements qu'ils ne maîtrisent pas, souvent ils posent beaucoup de questions », explique-t-elle.

Qu'est-ce que les droits statutaires ?

La définition donnée par Mme Amadou Mariama est claire : les droits statutaires regroupent « toutes les activités menées par les enseignants-chercheurs et tous ceux qui nous font des prestations au niveau de l'UAM, autre que les salaires ».

Ils couvrent cinq catégories :

1. Les cours complémentaires : les enseignants-chercheurs ont une obligation de 150 heures par an. Toute heure dispensée au-delà de ce seuil est considérée comme un cours complémentaire.

2. Les vacations : il s'agit de cours assurés par des intervenants extérieurs à l'université, auxquels l'établissement fait appel et qui sont rémunérés par la suite.

3. Les copies corrigées ; les enseignants-chercheurs sont rémunérés au-delà de 1 000 copies corrigées, à raison de 500 francs la copie.

4. Les primes de publication : elles concernent les articles parus dans des revues scientifiques, et non dans des ouvrages collectifs. Un point à retenir : « Ce n'est pas tout le monde qui est payé, mais c'est le premier auteur de l'article qui est payé. »

5. Les frais médicaux. Ils englobent les traitements, les examens et les dépenses de santé associées.

Retards de paiement : où se situe le blocage ?

Le sujet est sensible et revient régulièrement chez les bénéficiaires. La cheffe de service y répond sans détour : le service central traite les dossiers « au jour le jour ». Le problème se situe en amont, au niveau des facultés, « où souvent, généralement, il y a des retards dans la prise des arrêtés, surtout concernant les vacataires ».

La situation diffère selon le type de droit :

• Cours complémentaires : « Il n'y a aucun problème. » Le service enregistre les heures au fur et à mesure et attend que l'enseignant complète son dossier.

• Vacations : aucun traitement n'est possible tant que l'arrêté n'a pas été pris.

Le calendrier idéal est précis : « Avant début septembre, normalement, chaque département est censé connaître son programme. » Les arrêtés devraient donc être pris « avant même septembre, ou au plus tard fin septembre, pour que les traitements ne puissent pas traîner ».

L'enjeu est aussi social. « Pour les vacataires, généralement, c'est leur seul revenu », rappelle Mme Amadou Mariama, évoquant notamment des retraités pour qui ces vacations constituent une ressource essentielle.

La digitalisation, un chantier engagé

Face au volume de dossiers à traiter dans plusieurs facultés, la modernisation du service est une priorité. La digitalisation est jugée « obligatoire » par la cheffe de service, qui précise que le processus est déjà lancé : « Nous sommes déjà dans le système d'informatisation. On est en phase d'expérimentation avec une de nos facultés. »

Le déploiement sera progressif, car « il faut avancer doucement pour réussir ». L'informatisation sera étendue petit à petit aux autres facultés afin d'éviter les difficultés.

Des attentes claires pour l'après atelier

À l'issue des échanges, la responsable espère que les participants seront « outillés » et que « tout le monde soit au même niveau d'information », afin qu'il n'y ait plus de « petits soucis par rapport au traitement ». Elle souhaite aussi que l'atelier ouvre des perspectives d'amélioration, pour que le service puisse perfectionner son travail et que les bénéficiaires soient « satisfaits des paiements, et dans les délais ».

Faride Boureima

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